Hello !

Après le Coucou, tu veux voir mes seins !? Je vous propose de découvrir une autre partie de mon corps qui me procure des sueurs froides :  mon utérus ! …c’est assez perso tout cela mais pour le premier article qui parlait de mes nodules aux seins et du parcours que j’ai traversé, j’avais trouver beaucoup de soutien, de conseils et de témoignages qui m’ont aidé donc je me suis dis que pour ce qui m’arrive actuellement je ne suis surement pas la seule dans ce cas là…et comme c’est un blog féminin je trouve ça aussi important de le partager.

Pour vous expliquer, il y a plusieurs mois lors d’un examen gynécologique tout à fait normal on m’a repéré une « grosseur » au niveau de l’utérus, un moment de stress et d’angoisse que je n’oublierai pas puisque tout ce qui touche à la santé me stress énormément, excessivement,…et comme pour mes problèmes de nodules dans ma tête c’était ça : grosseur – cancer – maladie – mort ! Je sais c’est très glauque mais c’est ce qui se passe dans ma tête d’angoissée, j’essaye d’y remédier mais rien n’est simple ! Voici donc un nouveau problème que je n’avais pas envisagé et qui est courant chez beaucoup de femmes, pour résumer ceux sont (oui ils sont plusieurs) des fibromes bénins (parfois ils ne le sont pas) collés à la paroi de mon utérus.

La tournée des médecins.

Ce qui va suivre, est la première partie de ce que je fais depuis le mois de mars car personnellement je trouve que ce que l’on afflige aux corps des femmes est assez difficile et avec le recul je pense qu’au delà de m’annoncer que j’ai des fibromes à l’utérus, les examens extrêmement gênant que j’ai du passer m’ont vraiment perturbés !

Suite à mon premier examen gynécologique où l’on m’annonce « la bonne nouvelle » je dois faire une échographie pelvienne, pour cet examen j’ai évité de regarder sur Internet car cela ne provoque du stress, pour vous la faire courte l’échographie s’est bien passé même si on va au plus profond de votre intimité en vous disant « Détendez-vous! » comment voulez-vous que je me détente alors que j’ai une sonde qui se balade dans mon utérus ???? Les femmes qui arrivent à être détendues dans ce genre d’examen ont toute mon admiration. Ce n’était pas douloureux mais particulier, le problème était plutôt mon échographe qui a été exécrable, d’un manque cruel d’empathie et d’une froideur assez bluffante. J’étais extrêmement stressée car j’avais extrêmement peur de ce qu’on allait trouver, je l’ai signalé, elle n’a pas répondu mais cela ne l’a pas empêché de me dire « par contre il va quand même falloir se détendre sinon ça va être compliqué  » et de me faire engueuler parce-que je n’avais pas bu assez d’eau et que cela rendait l’examen compliqué, elle me l’a répété 3 fois ! Résultat, j’ai fait une petite crise d’angoisse sur sa table sans qu’elle s’en soucie une seule seconde et  je vous épargne les détails mais elle n’était pas très douce non plus…

Je ne demande pas a ce que l’on me prenne dans les bras pour me rassurer et je me doute bien que les médecins ont énormément de patients mais je pense qu’un minimum d’empathie est tout de même nécessaire, nous sommes des êtres humains et aucun examen de ce type n’est agréable, bref, j’ai du un peu hausser le ton pour lui faire comprendre que je ne pouvais pas sortir sans savoir si cela était grave ou non, dans un premier temps elle me répondait « c’est votre gyneco qui vous le dira » il n’était évidemment pas question je sorte de cette pièce avec CA comme réponse…elle a fini par me dire que non ce n’était pas un cancer et oui désolé je ne pensais qu’a ça dans un premier temps et surtout vers qui je devais me tourner après, j’ai eu comme réponse : « Bah votre gyneco va vous appeler et puis vous verrez bien ! » OK.

S’en est suivi un appel de la gyneco un peu affolée de la taille de mes fibromes puis d’un RDV physique avec elle heureusement elle possède un peu plus d’empathie et m’a rassuré tout en me faisant comprendre que ça pouvait devenir gênant car il faut comprendre que je n’ai pas d’enfant et que je suis encore en âge de procréer même si je n’ai pas de désir de grossesse, les médecins me disent qu’il est tout de même important de se rassurer sur ce point. Ma gyneco me propose donc de me tourner vers une chirurgienne spécialisée dans ce domaine, je me suis donc tournée vers la chirurgienne qui s’est occupée de mes nodules aux seins et qui est vraiment géniale !

J’ai donc revu ma chirurgienne, elle est géniale il s’agit du Dr GIROUX à la clinique Brétéché (par contre elle est bookée jusqu’en décembre) évidemment je vous le donne en mille : re-échographie pelvienne et oui car les médecins aiment faire eux-mêmes les examens même si ils ont déjà les clichés c’est juste pour être sure…c’est donc reparti pour une visite de mon utérus ! Je ne vous spoile pas tout mais sachez que le « Jamais deux sans trois » n’a jamais été aussi vrai…Alors que je m’attendais a un « OK donc on vous opére a telle date, on enlève tout ça et on en parle plus » j’ai plutôt eu : « Je ne sais pas comment faire, il est délicat d’opérer pour l’instant je vais en parler a mes collègues et vous revenez me voir » je suis donc ressortie avec un utérus qui aura vu du monde, des questions qui restent sans réponse, de l’angoisse et de l’attente.

Je suis revenue la voir deux semaines après, deux semaines pendant lesquelles j’ai fait des crises d’angoisses toutes les nuits, pour m’annoncer qu’on va me faire une hystérosalpingographie (caser le au Scrabble et vous gagnez votre partie) elle sait que je suis très angoissée donc elle m’a rassurée tout en me disant « ça va être compliqué pour vous et douloureux » au moins j’étais prevenue et puis j’ai regardé sur internet (je n’ai pas pu m’en empêcher cette fois-ci) le déroulement d’une hysterosalpingographie et je me suis dit que les crises d’angoisses nocturnes n’allaient pas s’arrêter. Pour résumer c’est un examen qui permet de visualiser l’utérus grâce à un produit injecté via une sonde, c’est désagréable, génant et très douloureux proche des douleurs d’une colique aiguë. Mais je suis obligée de le faire pour voir si cela ne bloque pas mes trompes de fallope car je vous rappelle que je suis toujours en âge de procréer et que les médecins veulent avoir les résultats de ces examens avant d’envisager quoique ce soit et surtout évaluer la qualité de mon utérus !

Cet examen doit être pratiqué entre le 10ème et 13ème jours des règles donc il faut appeler le premier jour de ses règles, simple, SAUF QUE peu de praticiens le font sur Nantes et que j’ai du appeler 6 établissements pour trouver une place car je ne voulais pas attendre le mois d’après…j’ai donc trouvé dans un laboratoire de quartier avec une radiologue d’une gentillesse absolue (Dr TROGRLIC 3 boulevard Stalingrad à Nantes), elle-même a du subir cet examen donc elle comprenait mon stress. L’examen se pratique dans les mêmes conditions qu’un frotti sauf que là j’ai trois personnes face à mon intimité, la radiologue et deux assistants…gênant ! L’examen ne s’est pas bien déroulé et à même échoué, la radiologue a du s’y reprendre à trois fois, trois tentatives stressantes, douloureuses et tout ça pour se solder par un échec, j’ai eu beaucoup de mal à l’accepter et j’ai comme un bébé éclater en sanglots sur la table d’examen, j’ai eu l’impression de ne pas avancer et j’en avais plus que marre de ces examens qui sont tellement embarrassant pour une femme. Je vous la fait courte, il a été impossible d’introduite la sonde, mon utérus étant mal positionné a cause de mes fibromes. Ma radiologue qui n’aime pas l’échec m’a demandé si il était possible de faire une échographie pelvienne car elle voulait voir d’elle-même (elle aussi) où était exactement mon utérus pour pouvoir peut-être retenter le lendemain #joie….la troisième en un mois : WHY NOT ! Résultat : l’hystérosalpingogrpahie est impossible a pratiquer sur moi donc retour à la case départ. En attendant, mes questions restent sans réponse et mes angoisses sont toujours présentes…

On prends les mêmes et on recommence.

Retour chez ma chirurgienne, elle me plaint un peu et me dit « Maintenant on va faire une IRM » sauf que je ne supporte pas être enfermée dans les petits espaces mais je n’ai plus le choix…Mon IRM est programmée pour le 22 aout en attendant j’ai réussi à faire tomber un peu la pression et je ne prends plus de médocs pour dormir la nuit mais je sais que le 22 aout j’aurais des résultats précis et je ne sais pas ce que l’on va m’annoncer, je sais que je n’ai rien de grave mais je sais aussi que cela va être le début d’un nouveau parcours qu’il faudra retourner voir la chirurgienne et prendre des décisions, je ne sais pas lesquelles pour l’instant et j’avoue que ça me fait un peu peur…

Si l’attente et la peur d’avoir quelque chose grave a été horrible, j’ai surtout était horrifié de voir ce que l’on afflige aux corps des femmes pour tout ce qui touche à la gynécologie, je trouve ça dur et extrêmement gênant et le fait que des praticiens n’ont aucune empathie me rend folle de rage !

Je ne sais pas si écrire tout cela me sera utile et vous intéressera mais je crois que ça me fait un peu de bien. Bien évidemment,  je me doute bien que ma peur et mes angoisses est exagéré par rapport à d’autres personnes qui ont vraiment quelque chose de grave, je n’ose même pas imaginer ces situations où on vous l’annonce par mis tout ces espaces médicaux où j’ai été j’ai surement croisé des femmes qui subissaient pire que moi…

Merci d’avoir lu jusque la.

Armelle 🙂

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